Ce voyage, on l’a réservé en mars…pour novembre 2024. À $264.00 (pp) aller/retour…aucune hésitation, les billets sont achetés.
Malgré le délai entre l’achat des billets et le départ…l’amoureux et moi, on n’aime pas vraiment « trop » et « tout » planifier en avance. On ne dépense plus non plus pour les guides de type »lonely planet », « le petit futé », etc. On l’a déjà fait, mais au fil des voyages…on a appris à connaître et à apprivoiser notre « mode » à nous. Certains diront que nous sommes téméraires. Nous …on se dit « confiant ».
En exil…partout confiant. Marc Gendron
C’est sur « Isabela » que nous avons élu domicile pour ces quelques semaines sur Puerto Rico.
Ça peut toujours être mieux, mais ça peut toujours être pire. Le mieux des deux, c’est ce qu’on vise, toujours! Pour moi, c’est d’avoir des installations pour cuisiner, un lit confortable, des serviettes blanches et des draps blancs, de qualité! Ah oui…des fenêtres, beaucoup de fenêtres et une aire extérieure, primordial!! On aime être dehors, la plupart du temps! Le mieux aurait été d’être sur le bord de la mer! Le pire, de ne pouvoir être dehors…certain! Notre jolie petite casa nous a offert tout ça avec la nature à portée de main. Ici, j’ai appris que les coqs chantent toute la nuit…j’ai toujours cru qu’ils annonçaient le petit matin. En tout cas, on a vite fait de ne plus se fier au coq pour vivre le lever du soleil.
En réservant notre hébergement sur Isabela, nous avions comme seule information qu’elle attire les surfeurs de tous les niveaux pour les vagues qu’offrent l’océan Atlantique. Située dans la partie nord-ouest de l’île, les petites bourgades à proximité sont à l’opposé de l’agitation de San Juan. Les hôtels de grande hauteur et les complexes hôteliers n’ont pas encore trouvé la côte ouest. Les plages sont donc parsemées de cafés locaux, de food truck , de boutiques de surf, de locaux et de gringos (expat) vivant côte à côte, pieds nus et bronzés, attendant simplement la prochaine vague.
Porto Rico est composé de 78 villes pleines de beauté et d’authenticité, d’histoire, d’art et de belles vues et…365 plages. Une île magnifique, préservée du tourisme de masse. Exactement ce dont nous avions besoins. On ne la surnomme pas l’île de l’enchantement (isla del encanto) pour rien!
Ici, tout est en espagnol, l’anglais est la deuxième langue.
Isabela
Les plages sont en nombre…pour le surf et le paddle surf. Pour la baignade en eau plus calme c’est une autre histoire! À quelques endroits sur la côte, les récifs ont formé de beaux lagons qui permettent la baignade, et en surplus, le spectacle des vagues qui s’y frappent est fabuleux!




La cara del Indio (le visage de l’Indien). Cette sculpture géante à flanc de montagne a été réalisée en l’honneur du chef Taïno Mabodamaca, dont la tribu occupait la région connue sous le nom de Guajataca, et qui est partie en guerre contre les Espagnols.

La forêt domaniale de Guajataca s’étend sur plusieurs villes (Isabela, Lares et San Sebastian) . Le système forestier comporte plusieurs sentiers, dont un qui mène au tunnel Guajataca construit en 1904 qui traverse la montagne qui sépare la plage Guajataca, de la plage Mirador.














Pozo de Jacinto et Paseo tablado
La plage de Jobos mène directement à la zone de Pozo de Jacinto et au Paseo Tablado. Il suffit de longer la plage vers l’est pour trouver le sentier qui mène au Pozo (puit). Il s’agit d’une grande cavité qui s’est formée dans la roche volcanique, sur laquelle les vagues viennent s’écraser. Comme il s’agit d’une formation de roches volcaniques le pourtour est extrêmement tranchant. Bon à savoir!
Depuis la zone de Pozo, toujours vers l’est, le Paseo Tablado (promenade en bois) une ballade agréable sur les dunes de sable au coucher du soleil.
Aguadilla
Connue pour ses célèbres plages et ses magnifiques couchers de soleil…cette ville a beaucoup plus à offrir.
Crash boat beach









Punta Borinquen! Les ruines du phare de Punta Borinquen restent depuis le XVIIIe siècle l’une des attractions historiques les plus connues d’Aguadilla. Bien qu’après le tremblement de terre de 1918, la majeure partie de sa structure ait été détruite, sa beauté est restée intacte. Les célèbres ruines du phare historique et la plage de Punta Borinquen offrent un point de vue unique pour apprécier l’incroyable vue sur la côte.
La Macro Murale. L’ingénieur Samuel González, directeur de l’organisation Pintalto Inc. a créé, avec d’autres artistes portoricains, cette belle mosaïque qui peint le Cerro Cabrera. L’équipe de bénévoles a recréé différentes images tout au long de la fresque murale, qui présentent la beauté de la baie d’Aguadilla et rendent hommage au travail du pêcheur. Composée de 10 tons imbriqués, cette macro murale donne vie à un lieu plein d’art et de culture.



Utuado et Guayanilla
Well, ici…c’est le voyage qui était fabuleux. Non les destinations. De notre petite bourgade (Isabela), nous devions compter 2 heures de route pour s’y rendre, au travers la forêt tropicale. Les routes intensément sinueuses qui semblent être à une voie, mais qui sont à deux voies. Avec la montagne et les ravins sans fin, sans garde fou, sans rien! L’objectif pour Guayanilla visait la brocante (la seule sur l’île) qui se tient le dimanche. Parce qu’à chaque voyage, je cherche le crucifix qui s’ajoutera à ma collection, et je les préfère avec leur histoire. Quelle déception! Une brocante de petites babioles neuves ensachées dans du plastique encore plus cheap et des parfums bons marchés! Mais, le petit snack pris était succulent et surtout, il a servi à me caller et à faire passer la nausée du trajet exceptionnel.

Sur Utuado, quelques captures!




Rincon
Rincon est un écosystème complètement différent de celui d’Isabela. Il est situé sur une grande péninsule qui s’étend jusqu’au détroit de Mona sur la côte ouest. Point de fusion entre la mer des Caraïbes et l’Atlantique. Bien qu’une partie de la ville soit en bord de mer, la majorité des habitants vivent dans des maisons accrochées aux collines, au-dessus de la ville.
Pour s’y rendre depuis Isabela, il faut à nouveau parcourir les montagnes avec sa route étroite et sinueuse, qui serpente dans tous les sens.
Ce petit bourg est très réputé pour ses plages de surf. La Vida Lenta, ou la vie lente n’est pas seulement une citation sur un autocollant accrochée au-dessus d’un hamac suspendu entre deux arbres. C’est un état d’esprit et un mode de vie à part entière pour ceux qui y vivent.
Ici, ce qui est top…c’est de pouvoir profiter de la baignade dans une mer plus calme du côté sud-ouest (Caraïbes) et de belles vagues de surf du côté nord-ouest (Atlantique). La plus à l’ouest de l’île…les coucher de soleil sont magnifiques.





Cabo Rojo (le point le plus éloigné de San Juan)
Playa Sucia
Situé au coin le plus au sud de l’île, cette plage ressemble à une piscine naturelle géante! Pour s’y rendre, il faut marcher un sentier de plus ou moins 40 minutes sans ombre, au travers une réserve de préservation d’oiseaux. Pour l’ascension jusqu’au phare c’est plus ou moins 50 minutes, mais le point de vue est exceptionnel.

Le phare
Situé juste à côté de Playa Sucia et de Puente de Piedra, le phare. Il n’a pas une allure très traditionnelle, mais il vaut l’ascension pour la vue qu’il offre.





Les salines
Les étangs salés de Cabo Rojo sont ma plus grande déception! En Espagne (Costa Blanca), j’ai profité du spectacle des salines et de ses flamants roses. En faisant des recherches sur cette zone, les photos vues sur différents sites étaient absolument magnifiques, mais elles ne correspondent en rien à la réalité.
Malgré une journée plein soleil, il n’y avait aucune nuance de rose, rien comme dans rien, nada!

La Parguera
Cet endroit n’est pas réellement situé à Cabo Rojo, mais juste à côté. C’est le point de départ du bateau pour la baie bioluminescente.
La bioluminescence est l’une des merveilles naturelles du monde. Il n’y a que quelques endroits au monde où vivre cette magie ! Trois d’entre eux se trouvent sur la petite île de Porto Rico ! À la Parguera à Lajas, il est possible de vivre l’expérience!
Mais ce n’est pas aussi simple que de simplement sauter dans l’eau. Et surtout, on rapporte que le spectacle n’est plus ce qu’il a déjà été!
Qu’est-ce que la bioluminescence!??
Elle est provoquée par des micro-organismes qui vivent dans la baie. Cela se produit lorsqu’ils sont agités et lorsqu’ils sont en très grande quantité.
La plupart de ces organismes sont des algues. Par conséquent, elles sont capables de produire leur propre nourriture grâce au processus de photosynthèse. La première étape de la photosynthèse chez ces organismes consiste à capter la lumière par leur chlorophylle, qui possède un pigment bleu-vert.
En revanche, la plupart des plantes ont de la chlorophylle verte, qui donne à leurs feuilles leur couleur verte. De plus, la chlorophylle des algues peut devenir luminescente lorsqu’elles sont agitées.
Individuellement, ces organismes ne peuvent pas être vus à l’œil nu, cependant, il arrive parfois que des milliards d’entre eux se rassemblent et donnent à l’eau une lueur bleu-vert éclatante.
Toutefois, il ne faut pas s’attendre à une mer de lumière bleue. En réalité, les photos que vous avez peut-être vues sont toutes le produit de Photoshop.
Aussi magique que soit cette expérience, il n’est pas possible de voir une baie entière briller en permanence. Les micro-organismes réagissent au mouvement, de sorte que la lumière ne sera visible que là où quelque chose ou quelqu’un agite l’eau . Par ailleurs, il est impossible de capter l’expérience! Vaut mieux savoir exactement à quoi s’attendre avant de balancer 75 balles!
Boqueron
Cette adorable plage ressemble à un arc-en-ciel géant ! À chaque coin de rue, des bâtiments colorés, des drapeaux et des peintures murales.







San Sebastian
Le nom complet de la municipalité est San Sebastián de las Vegas del Pepino et ses habitants sont connus sous le nom de pepinianos (trop cute).
L’économie de la municipalité repose sur le café, les fruits et légumes, l’élevage bovin et l’élevage laitier.


Fan de Hamac, on y retrouve le musée du hamac qui détaille le processus de fabrication des hamacs avec son petit marché, permettant aux artisans locaux de vendre leur artisanat. Les indigènes Taïnos ont inventé le hamac avant que Christophe Colomb ne prenne le contrôle de Porto Rico! Est-ce que j’en ai rapporté un!??
La plaza de la Identidad Pepiniana est une exposition permanente en plein air qui raconte les contributions politiques, culturelles, sportives et religieuses des Pépiniens. Une fresque extérieure colorée qui raconte l’histoire de la ville orne le Paseo 24 de Septiembre.


Le café y a la cote…et la cascade de Gozalandia.



San Juan
Afin de prendre le temps de l’apprécier, nous nous sommes déposés quelques jours sur San Juan avant de rentrer à la maison.

La place du marché de Santurce





Old San Juan
Nos ballades dans les rues pastel du vieux San Juan . Fondée en 1508 par Ponce de Leon, cette ville est riche en histoire, culture, gastronomie et architecture coloniale. C’est sans aucun doute le plus joli quartier de San Juan.















Fidèle à mon rituel de voyage…un lampion pour cette vie que je savoure.


La Perla
Depuis 2017, elle a gagné quelques notes de noblesse avec Luis Fonsi et Daddy Yankee qui ont enregistré le clip « Despacito ». Mais dans les années 1960 et 1970, il était réputé comme l’un des quartiers les plus « dangereux » de Puerto Rico.
Cette communauté a beaucoup d’histoire et est l’une des plus uniques de l’île.
Au XVIIIe siècle, des abattoirs étaient construits à l’extérieur des murs de la ville, à côté du cimetière Santa Maria Magdalena de Pazzis.
Les premières maisons de cette zone ont été construites par des esclaves qui devaient résider en dehors de la ville. Les pauvres de San Juan ont été chassés tout au long du XIXe siècle, et les jibaros, des gens de la campagne, qui ont immigré à San Juan
se sont également installés dans ce qui est aujourd’hui La Perla.









Pour ce voyage, dans mon bagage…ces livres qui m’inspirent le bonheur. J’aime bien débuter mes journées en y allant au hasard et faire confiance que ce que je lirai, c’est ce dont j’ai besoin pour ma journée. Avec ses livres qui se relisent à l’infini, toujours par petites sections…cette fois ci, j’avais avec moi « Le pouvoir du moment présent » et « Les 4 accords toltèques ».
Pour le roman, j’ai sélectionné: « Le chant du rossignol » (excellent) et bien évidemment, mes pinceaux, mes couleurs et mes papiers aquarelles pour mon carnet de voyage!

Ce voyage conclut la première année de ce style de vie…que je me suis choisie. Le tome I de ma suite! La lecture de chacun des sept chapitres (7 voyages dont un de deux mois en Italie) me confirment que je suis là où je voulais être, le 17 novembre 2023. Ma retraite du réseau de la santé et des services sociaux vers la pratique privée est un grand luxe à tous les niveaux , que je me suis autorisée, avant tout…pour entretenir la passion envers ma carrière professionnelle, et pour cette liberté que je chéris à chaque jour depuis…
Je roule en « Jaguar », mais je roule aussi dans notre vieux « Dodge » 1984. Dans cette magnifique maison qu’on s’est choisi, nous avons crée un foyer à notre image, et surtout…c’est notre belle marmaille qui lui donne toute sa valeur. Les semaines à barouder et à vivre dans notre van, avec juste le nécessaire…nous offrent une richesse comparable. De vacances en 5 étoiles…nous choisissons depuis dix ans, le voyage comme destination. Les expériences authentiques simples et le contact avec l’autre, ailleurs…nous rend encore plus riche. Le bonheur est un état avec lequel, je veux voyager…peu importe le reste!
Pour le Tome II…mon projet est de « romantiser » mes aventures, mes expériences…mon quotidien comme de prendre le thé à Londres au « The Original Maids of Honour « …ce salon de thé traditionnel, riche d’une histoire de 120 ans, avec ses tables rondes, ses chaises en bois et sa cheminée. Ou encore, « Le Mad Hatters Afternoon Tea » et « Le Diamond Jubilee Tea Salon ». M’asseoir dans les plus belles bibliothèques au monde avec un livre et m’imprégner de l’ambiance et des odeurs, je pense à La George Peabody Library à Baltimore, la bibliothèque de l’Abbaye d’Admont et la Prunksall de la bibliothèque nationale en Autriche, les différentes salles de la bibliothèque nationale de France et en particulier la salle Labrouste, le cabinet royal de lecture à Rio de Janeiro au Brésil, la bibliothèque de l’Abbaye de Saint-Gall en Suisse. D’ailleurs un des plus beaux souvenirs que je conserve de l’école primaire est la première fois que j’ai eu accès à la bibliothèque de l’école. Mes émotions se souviennent de la musique qui jouait, de l’endroit choisi pour m’asseoir et du livre. J’adore les livres et je rêve d’une pièce bibliothèque chez-moi…avec des livres tout le tour et une échelle pour les livres tout en haut. Des fauteuils confortables et une cheminée. Aussi, de voyager seule avec chacun de mes petits enfants…là où ils l’auront décidé. Cette année, j’en vivrai deux avec mes trésors de six ans, Jacob et Alix.
Bref, avec les rêves et les projets qui s’accumulent dans ma jolie tête…d’accueillir les années qui s’ajoutent est pur bonheur.
Mais avant…nous soulignerons la fin de cette année avec nos traditions de Noël bien à nous. On comprend bien toute la valeur d’une tradition quand elle est réclamée par la première et la deuxième génération. Noël ne peut être célébré autrement…chez-nous!

Belle vie va! On est heureux…on l’a déjà dit!? 😉